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samedi 3 août 2013

Musclons nos prières


Quand sa force ne suffit plus, il faut faire appel à quelque chose de plus grand.

Voilà mon constat, après une errance prolongée. J'ai fait l'erreur de me reposer sur les facultés à la mode qu'on nous exhorte à développer à l'excès. Tel un crabe violoniste, à la pince disproportionnée, nous déséquilibrons notre être et sa marche naturelle. Pire, nous normalisons les difformités sociales dans des équilibres illusoires.

 C'est ici la réunion des monstres ?

Pas facile de se transformer en calculatrice bodybuildée bien dans sa peau. J'ai oublié dans mes calculs l'amour et l'espérance. Nos performances explosent les compteurs, mais nous nous handicapons, et limitons nos autres potentiels.


Il y a une différence entre l'idéal et la réalité.

samedi 5 mai 2012

Incompréhension

Comprendre ou ne pas comprendre.
Soit on ne veut pas comprendre, soit on cherche à ne comprendre que ce qui arrangerait notre ego.

Notre vie est une oeuvre d'art. Doit-on comprendre quelque chose de précis à une oeuvre d'art ? On y voit un écho à notre sensibilité. On peut saisir une impression indéfinissable que notre conscience ne comprend pas. L'âme comprend ce que notre conscience n'appréhende pas. Au lieu de cibler notre impression on cible notre incompréhension. On se bloque sur ce qui nous échappe. L'important est de définir le compréhensible, de suivre la piste des détails évidents, plutôt que de conserver un regard lointain sur un ensemble incompréhensible. En touchant du doigt une partie du problème on ébranle l'ensemble de la problématique, comme si on touchait l'accélérateur d'un moteur.

Le visible et l'invisible.

La vision d'ensemble d'un moteur sans regarder en détail chaque partie mécanique et leurs relations est curieuse. On voit l'effet de propulsion de la machine mais on ne comprend pas sa bonne mise en marche. Si personne ne nous dit qu'il faut de l'essence, on laisserait de côté le moteur en le considérant inutile. Un moteur n'est utile que lorsqu'on le met en route, et qu'on peut l'entretenir à cette fin. Il est alors nécessaire de comprendre son fonctionnement, de poser les bonnes questions au bon endroit. Avec quelques informations on peut se satisfaire de raccourcis de compréhension lacunaire. Inutile de comprendre en détail notre corps humain pour le faire marcher. Pourtant l'entité du corps a conscience de sa mécanique. La proprioception naturelle permet un équilibre biologique nécessaire et suffisant. La plupart de nos maux psychosomatiques est liée à l'incompréhension de notre conscience, telle une électronique défaillante qui ferait barrage à la bonne marche de la mécanique.

On m'a souvent dit "Je ne te comprends pas" au moment où il y avait un problème. L'incompréhension devenait une arme efficace et aiguisée, un mur sécurisant entre deux mondes, le compréhensible familier et l'incompréhensible rejeté à l'extérieur. Avant qu'un problème se pose dans la relation (conflits d'intérêts, mécanismes de défense ou autre) on ne pose pas vraiment de questions, on accepte l'autre tel qu'il est, on vit avec, la confiance suffisant à combler une compréhension consciente lacunaire d'autrui.


Je t'aime moi non plus.