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jeudi 5 novembre 2015

Fugue onirique, d'une réalité à une autre


Lovecraft, grand rêveur des profondeurs.

Je ne vais pas parler de mes explorations les plus fantastiques, car je n'en ai jamais pris note, contrairement à Lovecraft. Mes souvenirs en sont éparses et décousus. Je vais vous parler du rapport trouble entre rêve, imaginaire et réalité, en laissant de côté la psychanalyse névrosante de papa Freud, bien que son fantôme nous hante toujours. Ici, il s'agit de la retranscription plutôt fidèle d'une succession de trois rêves.

Le soir avant de me coucher, je m'étais mis à réfléchir à ma journée. J'avais annoncé à mon père l'abandon d'une perspective professionnelle. Cela faisait écho à de précédentes désillusions, et à une situation précaire qui s'éternise. Quel avait été son propre chemin de vie ? Vers où se dirigeait le mien ?

Je m'endors et commence à rêver. Les événements s'enchaînent jusqu'au moment où je me balade en compagnie de mon père. Miroir de la journée, il parcourt la ville et je le suis dans ses errances. Nous arrivons à hauteur d'une prison. L'air de rien, il m'entraîne dans une visite des lieux. Personne ne nous remarque, et nous pénétrons dans les couloirs communs aux prisonniers. Ils vaquent à leurs affaires, nous jetant à peine un regard. Nous ne devrions pas être là. Pourtant mon père persiste. Nous arrivons devant une sortie. Plusieurs personnes empruntent une porte protégée d'un digicode. Elle semble déboucher sur une gare fréquentée. Mon père profite du va-et-vient pour se faufiler à l'extérieur. Je lui emboîte le pas et remarque un garde de la prison qui nous observe. Il nous suit sans rien dire. Nous rejoignons la foule et nous apprêtons à quitter la gare. C'est alors que le garde décide de nous intercepter.
« Vous n'aviez pas le droit de circuler ainsi dans la prison, nous dit-il. »

dimanche 20 octobre 2013

Double dose de chemtrails


A quelles frontières s'arrêtent-ils ?

L'arrivée de l'automne a vu exploser l'épandage de chemtrails au-dessus de notre douce France. Pour rappel du phénomène, je vous enjoins à consulter ce précédent article : http://triaglon.blogspot.fr/2012/10/sur-la-piste-des-chemtrails.html

Depuis mi-octobre, ça quadrille sec et en quantité. J'ai vu, il y a quelques jours, deux avions voler côte à côte, en parallèle et parfaite synchro former deux belles lignes, qui ont été croisées en perpendiculaire par deux autres avions eux aussi en parallèle. Je n'avais pas encore vu ça à une telle échelle. Les chemtrails recouvrent le ciel nuit et jour. Cela semble être le cas pour une bonne partie de la France. Une urgence ? Quelle nécessité d'augmenter drastiquement les doses ? L'enfumage est total. On voit l'agitation, on voit la fumée, mais on ne peut qu'imaginer ce qu'on nous cache. Le silence assourdissant entourant une opération internationale d'une telle ampleur est impressionnant, que ce soit de témoignages d'insiders ou de prises en compte d'un phénomène visible par tous. La logistique nécessaire et la collaboration de la main d'oeuvre requise font penser à une opération impossible, et pourtant...

samedi 3 août 2013

Musclons nos prières


Quand sa force ne suffit plus, il faut faire appel à quelque chose de plus grand.

Voilà mon constat, après une errance prolongée. J'ai fait l'erreur de me reposer sur les facultés à la mode qu'on nous exhorte à développer à l'excès. Tel un crabe violoniste, à la pince disproportionnée, nous déséquilibrons notre être et sa marche naturelle. Pire, nous normalisons les difformités sociales dans des équilibres illusoires.

 C'est ici la réunion des monstres ?

Pas facile de se transformer en calculatrice bodybuildée bien dans sa peau. J'ai oublié dans mes calculs l'amour et l'espérance. Nos performances explosent les compteurs, mais nous nous handicapons, et limitons nos autres potentiels.


Il y a une différence entre l'idéal et la réalité.

lundi 21 janvier 2013

Sixième sens, intention, et science diffuse

La nébuleuse sensitive, matrice universelle

Une suite logique à l'article du bon sens instinctif. La source du sens. Que sentons-nous exactement ? Le temps de taire le mental pour ressentir de façon la plus juste, la plus innée, la plus simple. Un sens élémentaire et spontané.

Tous les animaux en sont capables. Même s'ils peuvent être "bêtes", ils ressentent de manière aigüe. Avez-vous déjà entendu parler des chiens abandonnés qui retrouvent leur domicile à plusieurs centaines de kilomètres, ou d'autres qui se préparent à l'arrivée de leur maître bien avant qu'aucun signe précurseur ne leur permette de le savoir ? Détachés des moyens sensés de savoir, ils puisent dans un réseau invisible l'information recherchée.

L'évolution des espèce est remarquable en ce sens. Les plantes n'ont pas d'"intelligence" et pourtant elles ont élaboré des synergies saisissantes avec leur environnement. Je me permets de reprendre un extrait de l'article Analogie élémentaire :
Un documentaire parlait de la médecine animale, ou comment chaque espèce, quelque soit son degré d'évolution, manifestait des pratiques d'automédication avérées pour se préserver de parasites ou de toxines. Des singes à la chenille. Un hérisson cherchait de la citronnelle pour la mâcher puis s'en répandre le corps sous forme de mousse afin de faire fuir ses innombrables parasites. Une chenille cherchait de la ciguë vénéneuse afin de se préserver de la larve d'une mouche... A quel degré l'action de la chenille est-elle délibérée ? A quoi se réfère sa conscience limitée pour entreprendre une telle démarche ? Les comportements complexes d'animaux simples sont souvent très étonnants.
Rester en harmonie avec une synchronicité universelle semble la clé. "L'occurrence simultanée d'au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l'association prend un sens pour la personne qui les perçoit." Une danse générale. Il y a définitivement un au-delà de nos cinq sens communément admis. Ce sixième sens est mis en évidence par différents médiums qui n'ont de sens que pour ceux qui les pratiquent.

Comment peut-on lire le passé, le présent et l'avenir d'une personne en fonction de sa correspondance avec des astres lointains, sous ce qu'on nomme l'astrologie ? Quel est le rapport entre l'alignement des planètes, nos dates et heures de naissance ?

Que peut-on lire dans le marc de café, les entrailles d'animaux sacrifiés, les symboles des tarots, les jets de dés, les cartes, les runes ? Que peut-on lire d'un hasard produit par une intention particulière ? On crée un support de lecture pour lire le "hasard". Chacun peut créer son propre cadre, son propre rituel de divination. Le tirage est une expression de la personne, au même titre qu'un écrit sur une page blanche. L'important est l'intention. Elle dessine une image de notre mystère. L'interprétation de cette image est aussi libre que l'interprétation d'un rêve. Il s'agit d'impression et de symbolisme. Le tirage est comme un cri de l'âme. Il révèle au-delà de notre conscience, de notre perception, de l'espace et du temps.

« Ne devrions-nous pas quitter tout à fait les catégories spatio-temporelles quand il s'agit de la psyché? Peut être devrions-nous définir la psyché comme une intensité sans étendue et non point comme un corps qui se meut dans le temps » C.G. Jung

mercredi 28 novembre 2012

Le bon sens instinctif

L'affichage trompeur de la bonne direction



"... distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes; et ainsi que la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses. Car ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, le principal est de l'appliquer bien." Descartes. Discours de la méthode.

Le bon sens est inné, c’est-à-dire que, dans toute personne saine, il est comme un sixième sens qui s’ajoute aux cinq autres : la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat, le toucher,
Et le bon sens (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)

Bien appliquer ce sens inné n'est pas la chose la mieux partagée, tout comme les autres sens. Vouloir bien faire n'est pas bien faire, et l'enfer est souvent pavé de bonnes intentions.

Si le bon sens est inégal entre les individus, il l'est aussi entre plusieurs domaines chez un même individu. On peut faire preuve de bon sens dans le bricolage et d'aucun ailleurs. Personnellement, je suis capable de bricoler mais mon bon sens pratique est bien moins développé que chez d'autres. Face à un problème technique, je peux buter facilement et appliquer des solutions trop alambiquées pour être efficace. Une autre personne saisirait aussitôt la meilleure solution et l'appliquerait simplement. L'expérience et l'expertise compensent, mais ma tournure d'esprit n'est pas la bonne. Il y a des personne gauches dans un domaine et géniale dans un autre.
Si on prend le cas de certains autistes, ils font preuve d'un gros handicap compensé parfois par un génie insoupçonné, dans le calcul, la mémorisation, le dessin, etc.

vendredi 26 octobre 2012

Sur la piste des Chemtrails

ChemtrailsLa théorie des chemtrails [kemtrels] suppose que certaines traînées blanches dans le ciel ressemblant à une traînée de condensation seraient en réalité constituées de produits chimiques ou aérosols déversés à haute altitude et non de la vapeur d'eau laissée par les réacteurs des avions. Le nom lui-même est un néologisme construit par la contraction de l'anglais « chemical trail », soit « trainée de produits chimiques », sur le modèle de, et par opposition à, « contrail », contraction de « condensation trail ».



De l'art contemporain à ciel ouvert

Plus d'informations ici : http://www.chemtrails-france.com/

Pourquoi vais-je donc parler des chemtrails, et pas de Nibiru, des reptiliens, des pyramides martiennes, ou de Casper le gentil fantôme ?

Parce que ce phénomène est identifiable par tous. Il suffit de lever la tête au bon endroit, au bon moment. Cet épandage international et global est significatif d'une politique obscure aux motifs douteux, tout comme la gestion de la crise et de la dette.

Mon intérêt pour cette affaire est très récent. Selon mes habitudes, je vais vous décrire le cheminement qui m'a mené à y prêter attention.

jeudi 28 juin 2012

Réminiscence


La réminiscence (en grec anamnésis ; également traduit par ressouvenir) est, dans la pensée de Platon, le ressouvenir par l'âme de connaissances qu'elle a acquises en dehors de son séjour dans un corps et qu'elle a perdu lors de sa réincorporation. L'acquisition de la connaissance doit alors débuter par une re-connaissance. Cette théorie sert tout à la fois à démontrer l'immortalité de l'âme et l'existence de réalités intelligibles.


Vestiges impressionnistes.

Je me souviens. Mais de quoi au juste ? Parfois, pour contrebalancer des ruminations inutiles, je me demande de quels actes je suis fier ou heureux. Bons ou mauvais, ces souvenirs sont passés. Le héros d'hier ou le loser de demain n'existent plus ou pas. Pourtant ils font partie de ce que je suis. Je me sais capable de belles choses mais je me déprécie en ressassant les mauvaises, selon les humeurs.

Lorsqu'on se demande qui on est en évoquant des souvenirs ou en précisant ses désirs, on demande à être. On passe d'un état à un autre, on devient.
Un souvenir est altérable, un désir changeant, une action nouvelle. En perpétuel devenir, notre identité est un parfum dont les arômes se reconnaissent à l'orée de notre mémoire.

Et quelle est-elle cette mémoire ? Elle va et vient, d'une suggestion à un autre, d'un creuset vague et sans fond.
La maîtrise de la mémoire est une illusion troublante. Se souvenir de son nom ou d'ouvrages entiers. Intelligence et mémoire. Être capable de définir le plus exactement possible, le plus largement. Une définition du détail, comme l'augmentation de la définition numérique d'une image. Tendre vers l'infini dans des volumes sans cesse croissants.
Notre attention est pourtant limitée à l'interface d'une conscience aux cadres étroits. Un tunnel de focalisation attentionnelle. Une attention orientée vers des besoins.

dimanche 6 mai 2012

Exactitude et certitude


Plus s'éloigne l'illusion d'exactitude, plus s'impose une évidente vérité.

A force de chercher à être clairement compris, à être logique et raisonnable, je perds de vue le principal. Comme si je m'efforçais à détailler chaque pierre à la loupe pour décrire une montagne. La quête d'exhaustivité objective est pure perte.

La poésie s'impose comme l'expression la plus authentique et proche du reflet de son être. A une époque où on l'on se complaît à scientifiser tous les aspects de l'existence il est sain d'employer des méthodes d'expression similaires destinées à se faire comprendre de tous. Trop de manières et d'argumentation pour convaincre et se protéger, au détriment de la densité informationnelle. "Viens-en au fait" me dis-je souvent en lecture d'articles qui s'étalent en conjectures laborieuses. Il appartient à chaque lecteur de juger de l'intérêt d'un contenu quelque soit sa forme.
Je me surprends aujourd'hui à lire en diagonale en partant de la fin pour remonter en début de texte, alors qu'autrefois je lisais tout dans les détails, de façon linéaire. Je me fie à mon seul jugement pour intégrer à ma conception subjective du monde des éléments pris au hasard de mon attention. Par mes propres tentatives d'écriture et retours de lecture, j'ai réalisé que chacun déformait le contenu des textes, quelqu'en soit la teneur "objective". Chacun ingère et digère différemment les informations partagées, selon ses besoins. Tels des oisillons on apprend à ingérer des aliments prémâchés par nos parents jusqu'au jour de notre émancipation où l'on est capable d'intégrer l'extérieur en toute autonomie.


La quête triviale et ludique du génie tranquille

La science se veut un antidote à la religion par la force de la démonstration, de l'exhaustivité, et de l'exactitude. Elle est nécessaire à une base de compréhension logique et commune, un système de croyances soumises à une objectivité partielle. Partielle parce qu'on ne prend en compte que les éléments dont on a connaissance. Prendre en compte des facteurs inconnus et estimer leur importance sur un phénomène global est possible, mais c'est souvent sous-estimer l'importance des interactions mis en oeuvre dans des ensembles dépassant notre entendement. Plus la science progresse, plus elle devient magique, et plus elle tend vers la conception d'une réalité qui va au-delà de notre seule perception physique. On détaille la mécanique corporelle et on en vient à toucher l'évidence de la psychologie sur la bonne marche de l'ensemble. Electronique et mécanique. Il manque encore quelque chose pour différencier l'homme et la voiture. D'ailleurs la voiture fonctionne très bien sans électronique. "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" paraît-il. La science devient la religion favorite des athées.

samedi 5 mai 2012

Incompréhension

Comprendre ou ne pas comprendre.
Soit on ne veut pas comprendre, soit on cherche à ne comprendre que ce qui arrangerait notre ego.

Notre vie est une oeuvre d'art. Doit-on comprendre quelque chose de précis à une oeuvre d'art ? On y voit un écho à notre sensibilité. On peut saisir une impression indéfinissable que notre conscience ne comprend pas. L'âme comprend ce que notre conscience n'appréhende pas. Au lieu de cibler notre impression on cible notre incompréhension. On se bloque sur ce qui nous échappe. L'important est de définir le compréhensible, de suivre la piste des détails évidents, plutôt que de conserver un regard lointain sur un ensemble incompréhensible. En touchant du doigt une partie du problème on ébranle l'ensemble de la problématique, comme si on touchait l'accélérateur d'un moteur.

Le visible et l'invisible.

La vision d'ensemble d'un moteur sans regarder en détail chaque partie mécanique et leurs relations est curieuse. On voit l'effet de propulsion de la machine mais on ne comprend pas sa bonne mise en marche. Si personne ne nous dit qu'il faut de l'essence, on laisserait de côté le moteur en le considérant inutile. Un moteur n'est utile que lorsqu'on le met en route, et qu'on peut l'entretenir à cette fin. Il est alors nécessaire de comprendre son fonctionnement, de poser les bonnes questions au bon endroit. Avec quelques informations on peut se satisfaire de raccourcis de compréhension lacunaire. Inutile de comprendre en détail notre corps humain pour le faire marcher. Pourtant l'entité du corps a conscience de sa mécanique. La proprioception naturelle permet un équilibre biologique nécessaire et suffisant. La plupart de nos maux psychosomatiques est liée à l'incompréhension de notre conscience, telle une électronique défaillante qui ferait barrage à la bonne marche de la mécanique.

On m'a souvent dit "Je ne te comprends pas" au moment où il y avait un problème. L'incompréhension devenait une arme efficace et aiguisée, un mur sécurisant entre deux mondes, le compréhensible familier et l'incompréhensible rejeté à l'extérieur. Avant qu'un problème se pose dans la relation (conflits d'intérêts, mécanismes de défense ou autre) on ne pose pas vraiment de questions, on accepte l'autre tel qu'il est, on vit avec, la confiance suffisant à combler une compréhension consciente lacunaire d'autrui.


Je t'aime moi non plus.