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jeudi 5 novembre 2015

Fugue onirique, d'une réalité à une autre


Lovecraft, grand rêveur des profondeurs.

Je ne vais pas parler de mes explorations les plus fantastiques, car je n'en ai jamais pris note, contrairement à Lovecraft. Mes souvenirs en sont éparses et décousus. Je vais vous parler du rapport trouble entre rêve, imaginaire et réalité, en laissant de côté la psychanalyse névrosante de papa Freud, bien que son fantôme nous hante toujours. Ici, il s'agit de la retranscription plutôt fidèle d'une succession de trois rêves.

Le soir avant de me coucher, je m'étais mis à réfléchir à ma journée. J'avais annoncé à mon père l'abandon d'une perspective professionnelle. Cela faisait écho à de précédentes désillusions, et à une situation précaire qui s'éternise. Quel avait été son propre chemin de vie ? Vers où se dirigeait le mien ?

Je m'endors et commence à rêver. Les événements s'enchaînent jusqu'au moment où je me balade en compagnie de mon père. Miroir de la journée, il parcourt la ville et je le suis dans ses errances. Nous arrivons à hauteur d'une prison. L'air de rien, il m'entraîne dans une visite des lieux. Personne ne nous remarque, et nous pénétrons dans les couloirs communs aux prisonniers. Ils vaquent à leurs affaires, nous jetant à peine un regard. Nous ne devrions pas être là. Pourtant mon père persiste. Nous arrivons devant une sortie. Plusieurs personnes empruntent une porte protégée d'un digicode. Elle semble déboucher sur une gare fréquentée. Mon père profite du va-et-vient pour se faufiler à l'extérieur. Je lui emboîte le pas et remarque un garde de la prison qui nous observe. Il nous suit sans rien dire. Nous rejoignons la foule et nous apprêtons à quitter la gare. C'est alors que le garde décide de nous intercepter.
« Vous n'aviez pas le droit de circuler ainsi dans la prison, nous dit-il. »

samedi 3 août 2013

Musclons nos prières


Quand sa force ne suffit plus, il faut faire appel à quelque chose de plus grand.

Voilà mon constat, après une errance prolongée. J'ai fait l'erreur de me reposer sur les facultés à la mode qu'on nous exhorte à développer à l'excès. Tel un crabe violoniste, à la pince disproportionnée, nous déséquilibrons notre être et sa marche naturelle. Pire, nous normalisons les difformités sociales dans des équilibres illusoires.

 C'est ici la réunion des monstres ?

Pas facile de se transformer en calculatrice bodybuildée bien dans sa peau. J'ai oublié dans mes calculs l'amour et l'espérance. Nos performances explosent les compteurs, mais nous nous handicapons, et limitons nos autres potentiels.


Il y a une différence entre l'idéal et la réalité.

vendredi 5 avril 2013

Vers un autre Ordre Mondial


Échouage en terre inconnue.

Beaucoup parmi nous désirent un changement radical. Le changement est là, progressif, rapide. Oubliez les dates, les prévisions comptables. Le système vacille. Différents rouages le tiennent encore en équilibre précaire. Par petites touches, on ôte les sécurités qui le maintiennent afin qu'une simple chiquenaude suffise à provoquer sa chute au moment désiré. De loin, on le voit encore fièrement dressé au-dessus du vide. De près, il y a de quoi s'inquiéter.

On fait des paris. Quelle corde va lâcher prochainement ? Laquelle fera perdre son équilibre à l'ensemble ? Un vrai mikado géant.

Le changement, c'est maintenant. Chez chacun de nous. Quel seuil de lâcher-prise général est nécessaire ? Aucune idée. On tient vaguement les cordes, par principe, par habitude, par crainte. On ne sait pas quoi faire d'autre. On regarde ses voisins. Quelques uns lâchent sans résultat probant, d'autres s'agrippent comme si leur vie en dépendait. C'est exact, d'une certaine manière, mais est-ce la meilleure manière ?

Nous sommes sur le même bateau. Le capitaine a abandonné le navire depuis la dernière escale avant la tempête. Un esclavagiste qui se faisait passer pour un humaniste défenseur de la veuve et de l'orphelin. Il les a vendus ces deux-là, discrètement quand l'occasion s'est présentée. Pour le moment, ça va, on flotte, entre deux eaux. On brique le pont, on regarde les voiles se gonfler sous l'effet de la tempête à venir. Le gouvernail est bloqué, pas moyen de faire demi-tour. On se demande si la tempête va s'évanouir comme un mauvais rêve, mais elle grossit à vue d'oeil.

On dérive à la faveur des vents. L'océan est agité. La houle enfle. Toute cette eau. La profondeur est obscure, insondable. Les humeurs créent le courant qui nous emporte.

Quel impact avons-nous sur les éléments ? Il ne reste qu'à prier en attendant. Certains tentent de redresser en vain le gouvernail. Ils s'épuisent et risquent de le casser. De toute façon, en l'état il est inutilisable. D'autres ont plongé pour l'examiner sous l'eau. On les a perdus de vue. D'autres observent et réfléchissent à ce qui le bloque. D'autres font comme si de rien n'était. D'autres préfèrent s'enivrer. Le capitaine avait peut-être prévu le coup, et l'a lui-même saboté. Mais pourquoi ? Pourquoi perdre son navire et sacrifier son équipage ? Certains l'ont vu discuter avec des inconnus louches. Il aurait été payé pour ça. C'est un esclavagiste après tout, pas un enfant de coeur. Certains rêvent de liberté. S'ils survivent à la tempête, le bateau serait à eux.

Drôle d'histoire. On ne sait pas comment elle finit. Il faut déjà la vivre pour la raconter. Les gouttes se rejoignent en un fleuve qui se jette dans l'océan. Les sources doivent jaillir pour alimenter le fleuve. Les eaux endormies doivent se réveiller. La pureté des sentiments doit inonder la terre salie.

Pensez à la mémoire de l'eau. Sa cristallisation montre l'importance des sentiments dont on la charge. Si nous voulons un monde meilleur, il faut penser à un monde plus beau. Il faut harmoniser ces sentiments en une force générale qui cristallisera nos aspirations. Les religions utilisent ces principes, leurs prières et leurs symboles manifestent leur pouvoir, les grandes civilisations se sont appuyées sur elles.

Aujourd'hui, il faut centrer nos intentions en une nouvelle force. Il faut formuler nos voeux, accorder nos violons et entonner une ode parlant d'un avenir commun. Pour le moment nous sommes encore divisés, entraînés par les torrents tumultueux de nos passions respectives. Nous nous chargeons d'une vigueur personnelle qu'il faut à présent mêler à un flux plus grand, plus fort.

Chacun d'entre nous a cette force en lui. Quelle intention la guidera ? Quel courage ? Quelle détermination ? Nous sommes faits d'eau, nos corps l'orientent, nos gènes la composent en un être conscient et libre. Il ne tient qu'à nous de saisir cette liberté, le poing levé envers et contre tout ! Notre corps n'attend qu'un geste, qu'une intention. Exprimons-nous ensemble pour porter une voix au-delà du désordre et du tumulte. Le fleuve rejoindra l'océan, d'une manière ou d'une autre, quelques soient les obstacles. L'océan ne nous engloutira pas, nous nous y jetterons et le purifierons !

Nos enfants s'abreuveront à une source pure, une source qui leur donnera force et vigueur pour construire un avenir qui ait du sens, le leur ! Et pas celui de qui que ce soit d'autre, qui ne verrait chez eux qu'une gène ou une marchandise. Le fruit de nos entrailles se répandra sur une terre, en harmonie avec les forces qui la régisse. Nous leur lèguerons les moyens dont on nous a dépossédés. Conscients et responsables, ils marcheront vers de nouveaux horizons, libres et confiants !

 Qu'un cœur céleste inonde les vertes prairies de nos espoirs !

lundi 21 janvier 2013

Sixième sens, intention, et science diffuse

La nébuleuse sensitive, matrice universelle

Une suite logique à l'article du bon sens instinctif. La source du sens. Que sentons-nous exactement ? Le temps de taire le mental pour ressentir de façon la plus juste, la plus innée, la plus simple. Un sens élémentaire et spontané.

Tous les animaux en sont capables. Même s'ils peuvent être "bêtes", ils ressentent de manière aigüe. Avez-vous déjà entendu parler des chiens abandonnés qui retrouvent leur domicile à plusieurs centaines de kilomètres, ou d'autres qui se préparent à l'arrivée de leur maître bien avant qu'aucun signe précurseur ne leur permette de le savoir ? Détachés des moyens sensés de savoir, ils puisent dans un réseau invisible l'information recherchée.

L'évolution des espèce est remarquable en ce sens. Les plantes n'ont pas d'"intelligence" et pourtant elles ont élaboré des synergies saisissantes avec leur environnement. Je me permets de reprendre un extrait de l'article Analogie élémentaire :
Un documentaire parlait de la médecine animale, ou comment chaque espèce, quelque soit son degré d'évolution, manifestait des pratiques d'automédication avérées pour se préserver de parasites ou de toxines. Des singes à la chenille. Un hérisson cherchait de la citronnelle pour la mâcher puis s'en répandre le corps sous forme de mousse afin de faire fuir ses innombrables parasites. Une chenille cherchait de la ciguë vénéneuse afin de se préserver de la larve d'une mouche... A quel degré l'action de la chenille est-elle délibérée ? A quoi se réfère sa conscience limitée pour entreprendre une telle démarche ? Les comportements complexes d'animaux simples sont souvent très étonnants.
Rester en harmonie avec une synchronicité universelle semble la clé. "L'occurrence simultanée d'au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l'association prend un sens pour la personne qui les perçoit." Une danse générale. Il y a définitivement un au-delà de nos cinq sens communément admis. Ce sixième sens est mis en évidence par différents médiums qui n'ont de sens que pour ceux qui les pratiquent.

Comment peut-on lire le passé, le présent et l'avenir d'une personne en fonction de sa correspondance avec des astres lointains, sous ce qu'on nomme l'astrologie ? Quel est le rapport entre l'alignement des planètes, nos dates et heures de naissance ?

Que peut-on lire dans le marc de café, les entrailles d'animaux sacrifiés, les symboles des tarots, les jets de dés, les cartes, les runes ? Que peut-on lire d'un hasard produit par une intention particulière ? On crée un support de lecture pour lire le "hasard". Chacun peut créer son propre cadre, son propre rituel de divination. Le tirage est une expression de la personne, au même titre qu'un écrit sur une page blanche. L'important est l'intention. Elle dessine une image de notre mystère. L'interprétation de cette image est aussi libre que l'interprétation d'un rêve. Il s'agit d'impression et de symbolisme. Le tirage est comme un cri de l'âme. Il révèle au-delà de notre conscience, de notre perception, de l'espace et du temps.

« Ne devrions-nous pas quitter tout à fait les catégories spatio-temporelles quand il s'agit de la psyché? Peut être devrions-nous définir la psyché comme une intensité sans étendue et non point comme un corps qui se meut dans le temps » C.G. Jung

dimanche 17 juin 2012

Analogie élémentaire




Qu'est-ce qui nous anime ? Une volonté indissociable au concept de vie. Une énergie. Le mot énergie vient du bas-latin energia qui vient lui-même du grec ancien energeia, qui signifie « force en action », par opposition à dynamis signifiant « force en puissance ».

Dynamique signifie : relatif aux forces, ensemble de force en interaction et en opposition dans une structure. Le corps humain est une structure qui doit fonctionner en harmonie et en interaction. Lorsque le corps subit un choc certaines composantes se mettent à fonctionner en opposition ce qui cause des blocages d'énergie.
Chaque personne possède des forces intérieures qui lui permettent de vivre, de respirer, d'agir etc.. En corrigeant les forces qui sont en opposition, on équilibre l'harmonie dans le corps afin de permettre au courant, à l'énergie de circuler, ce qui permet au corps de guérir.

Nous évoluons dans des flux permanents d'énergie. Nous sommes influencés et nous influons ces flux.
La nécessité d'action et de réaction anime la vie. La vie réinvente ses propres règles, selon son milieu d'existence, dans une évolution dictée par la nécessité. Mais d'où naît cette nécessité d'existence et de transmission de la vie ? Une volonté anime la vie. Une volonté qui régit sa cohérence, son identité, et son évolution. Cette volonté joue des forces physiques et psychiques. La pierre est soumise aux seules lois de la gravité, pas nous.

Le mot volonté peut désigner :
"En philosophie, la volonté est la faculté d'exercer un choix libre et rationnel indépendamment des tendances instinctives. Par ailleurs, la volonté de puissance est une théorie de Nietzsche.
En psychologie, la volonté est la capacité à accomplir un acte intentionnel, consciemment.
En droit, la volonté est un concept associé à l'intentionnalité.
En politique, la volonté populaire est le fondement de la démocratie."
L'intention. Quelle intention anime alors la vie ?